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Le burn-out et la neuro-athypique : quand l'épuisement s'additionne. - Burnout, pas seul(e)

Le burn-out et la neuro-athypique : quand l'épuisement s'additionne.

En plus de s'ajouter dans une vie, le burn-out se superpose à la neuroatypie. TDAH, TSA, HPI, HPE, DSY... Le point commun entre eux ? Devoir s'adapter dans un monde normalisé pour des personnes atypiques. C'est à partir de là que les signes d'un burn-out peuvent apparaitre.

Même si la neuroatypie ne doit pas être stigmatisée, les personnes touchées par le TDAH, le TSA, les TND (ou autres troubles) restent particulièrement vulnérables.

En plus de devoir compenser toute une vie, il leur est difficile de fournir un double effort pour développer des stratégies permettant d'éviter un burn-out. Le risque est très souvent invisible, mais il est bien réel.

Beaucoup ne savent pas encore qu'elles sont neuroatypiques. Elles ont grandi avec des étiquettes comme "trop sensible", "dans la lune", "n'atteint pas son potentiel", "bizarre". Le diagnostic, quand il arrive, est souvent un soulagement… mais aussi le début d'une remise en question de toute une vie.


Fonctionnement émotionnel : neurotypique vs neuroatypique

Avant tout, une chose importante à poser : il n'existe pas un fonctionnement "normal" et un fonctionnement "anormal". Il y a des cerveaux qui fonctionnent différemment, et cette différence, quand elle n'est pas comprise, peut coûter énormément.

Comme dans toutes les formes de burn-out, le mécanisme est le même : c'est l'épuisement et la fatigue extrême qui sont au premier plan. C'est la façon dont l'information et les émotions sont traitées qui diffère chez une personne neuroatypique.

La gestion et l'expression des émotions deviennent une charge mentale décuplée pour les neuroatypiques.

Une personne neurotypique dispose en général d'une sorte de "soupape" naturelle. Elle parle de ce qu'elle ressent, elle relativise, elle passe à autre chose. Les outils classiques de gestion émotionnelle, respiration, prise de recul, reformulation fonctionnent bien pour elle, car ils ont été pensés pour son cerveau.

Pour une personne neuroatypique, ces mêmes outils peuvent sembler complètement déconnectés de ce qu'elle vit. "Respire et relativise." Mais relativiser quoi, quand l'émotion occupe tout l'espace ? Quand le corps est en état d'alerte et que le cerveau tourne à 200 à l'heure ?

Concrètement : une personne neurotypique…